•••Présentation : de la linguistique à la psychothérapie

Après des études avancées en littérature et en  linguistique (doctorat de l’Université de Strasbourg)  et plusieurs années d’enseignement et de recherche au niveau universitaire, j’ai acquis une formation en psychothérapie et, depuis 1990, je travaille comme psychothérapeute en pratique privée.

Donc, après  avoir étudié les mots pendant plusieurs années, dans l’optique de l’historien de la langue, je sentais le besoin de me rapprocher de la personne vivante qui produit le message dans le contexte socioculturel québécois, avec la mémoire affective consciente ou inconsciente qui est réveillée quand elle est en relation avec l’autre.

Dans les années 1980, j’ai commencé à m’intéresser aux approches corporelles afin d’améliorer ma qualité de vie.  L’antigymnastique fut la première expérience de rencontre avec mon corps.  En prenant conscience du chemin qu’elle ouvrait, j’entrepris successivement une formation en  massage californien,  en polarité et en reiki en même temps qu’une démarche thérapeutique approfondie en abandon corporel et en expression  créatrice. Ce travail d’introspection fit ressortir le langage, non plus comme objet d’étude scientifique, mais comme moyen d’expression des mémoires corporelles. Je m’inscrivis alors à une formation pour intervenants psychosociaux axée sur l’accompagnement de la personne au moyen de l’expression créatrice (dessin, collage, modelage, jeux de rôle, etc.). Durant la même période, je participai à des ateliers d’écriture (sur une période de dix ans) qui ont fait germer en moi le désir de mettre mes expertises de psychothérapeute et de linguiste au service de celles et ceux qui veulent s’engager dans un processus de conscience et de croissance.

« Les mots, comme les anges, sont des puissances qui exercent un pouvoir invisible sur nous. Ils sont des présences personnelles ayant une mythologie complète : genre, généalogie (étymologies relatives aux origines et aux créations), histoire, vogue; ils ont leurs propres effets protecteurs, blasphématoires, créateurs, destructeurs. Ce sont des personnes. Par là ils suscitent dans nos âmes une résonance universelle transcendant les définitions et les contextes convenus. » (James Hillmann, La beauté de Psyché : l’âme et ses symboles, Montréal, Le Jour, 1993, p. 258-259).

Dans mon travail de psychothérapeute, je continuais à chercher une approche autour de laquelle s’articuleraient les connaissances et les expériences acquises, une approche qui prendrait en compte toutes les dimensions de l’être humain : corps, émotion, pensée, spiritualité. Et mon choix s’est  arrêté sur la Psychothérapie corporelle intégrée (pour  en savoir plus sur cette approche, vous pouvez consulter le site WEB de Josée Jobin et Luc Sévigny : www.jobinsevigny.ca). Inspirée  de  la Gestalt, du néo-reichien, des relations objectales et de la psychologie du soi, cette approche (créée par Jack Lee Rosenberg), qui a comme premier lieu de conscience le corps,  espace où l’histoire de chacun s’est inscrite sous forme de sensations, de pulsions, d’émotions et de besoins —, répondait à mes objectifs. L’utilisation de la respiration consciente, de la présence, des frontières et la prise en charge du scénario, dans le cadre d’une relation thérapeutique qui vient soutenir et enraciner le processus de conscience et de croissance, permettent à la personne de se mettre à l’écoute de son histoire afin d’identifier les patterns qui entravent son élan vital. La personne explore ainsi son territoire pour en connaître les blessures qui deviennent souvent  des forces qui stimulent le potentiel créateur.

Formation spécialisée

Formation universitaire

Reconnaissance professionnelle

Orientation théorique

Problématiques abordées